Pour trouver le bonheur (dans le travail), oubliez votre passion !

Je vous fait partager un superbe article paru dans la  HBR d’un illustre inconnu…pensez y…c’est limpide et puissant !

Il y a plusieurs années, l’une de mes amies a décidé de suivre sa passion. Elle adorait les arts libéraux et le monde universitaire. Graphiste de talent, rédactrice de qualité et présidente d’une association d’étudiants, la perspective de travailler de neuf à dix-sept heures ne l’a jamais intéressée. Je ne peux pas le lui reprocher. Après tout, nous faisons partie de cette génération née après les années 1980 à qui l’on a appris à poursuivre ses rêves. Mon amie a donc étudié sept ans pour obtenir un doctorat et rédigé une thèse qui a été récompensée. Ce fut une époque merveilleuse pour elle et elle faisait alors partie des personnes les plus heureuses que je connaissais.

Puis la récession a frappé. Les fonds de dotation universitaires se sont effondrés. Les postes d’enseignement et de recherche ont été réduits. Mon amie est retournée dans sa famille, a cessé de rembourser ses prêts étudiants et a attendu deux ans avant d’obtenir un petit poste d’enseignement dans un petit centre de recherche. Durant tout ce temps, elle a connu l’angoisse d’un avenir incertain, s’est retirée de la vie sociale et s’est sentie trahie.

Une histoire caractéristique de notre époque. Valait-il la peine de suivre sa passion ?

Comme moi, les jeunes d’aujourd’hui, âgés entre vingt et trente ans, ont appris à découvrir leurs rêves à les poursuivre. Mais le monde a changé. Et à mesure que la génération sans emploi grossit, nous nous rendons compte de la grande trahison des fausses idoles de la passion. Cette philosophie ne fonctionne plus pour nous, ou semble pour le moins incomplète. Que faire alors ? Je propose un cadre de référence différent : oubliez l’idée d’assouvir votre passion. Concentrez-vous plutôt sur la découverte de grands problèmes de société.

Mettre les problèmes au centre de vos décisions change tout. Il ne s’agit plus de soi. Il s’agit de ce que vous pouvez faire et de la manière dont vous pouvez y contribuer pour le bien commun. Les personnes qui travaillent sur les problèmes les plus importants en retirent les plus grands bénéfices. Je ne parle pas dans un sens purement financier, mais dans une optique profondément humaine. D’une part, cela vous fait porter l’attention sur les autres et sur le monde en général, et non plus sur vous. Vous cessez de ressasser. Vous devenez moins centré sur vous-même. Bizarrement, nous devenons plus heureux si nous nous soucions moins de ce qui nous rend heureux.

La bonne nouvelle est qu’il existe de nombreux problèmes majeurs auquel s’attaquer : le changement climatique, le développement durable, la pauvreté, l’éducation, la santé, la technologie et l’urbanisation dans les marchés émergents. Quel problème majeur vous sert de boussole ? Si vous êtes un jeune leader et que vous n’avez pas encore de réponse à cette question, voici quelques conseils.

Développez votre conscience du monde. On se concentre trop sur la connaissance de soi. Équilibrez-la avec la connaissance du monde. Restez en contact. Soyez sensible aux problèmes rencontrés par les personnes défavorisées et marginalisées. Sortez de votre bureau et faites du bénévolat. Si vous êtes étudiant, sortez des salles de cours. Il aura fallu du temps, mais les écoles de commerce instituent enfin le changement nécessaire pour placer le monde réel au centre de leurs programmes.

Examinez les problèmes qui vous concernent personnellement. Nous sommes plus enclins à nous intéresser aux problèmes auxquels on peut s’identifier personnellement. Dans Passion & Purpose, Umaimah Mendhro raconte comment elle et sa famille ont fui un Pakistan déchiré par la guerre et comment le fait d’éviter les balles pour y échapper l’a aidée à trouver les moyens de lancer thedreamfly.org, une initiative visant à établir des relations entre des communautés en conflit.

Prenez contact avec des personnes qui travaillent sur des problèmes majeurs. Dans un monde où les problèmes sont par nature interdisciplinaires, le fait de rencontrer des personnes passionnées par un problème permet de discuter de la manière dont d’autres problèmes peuvent être résolus. Lorsque Jaime Augusto Zobel de Ayala a contribué à moderniser la société Manila Water afin de mieux desservir en eau la capitale des Philippines, il a dû affronter non seulement les problèmes propres au service public, mais également des problèmes liés au changement climatique, à la technologie et au développement des communautés.

Prenez des vacances et voyagez. Ne voyagez plus comme un touriste. Préparez plutôt un périple qui vous emmènera hors des sentiers battus. Allez dans des lieux atypiques. Faites votre sac à dos et perdez-vous. Les expériences les plus diverses et variées sont fructueuses. Steve Jobs a raconté que la période durant laquelle il avait vécu en Inde avait été l’une des plus enrichissantes et des plus révélatrices de sa vie. Nul doute que cela l’a aidé à développer son intuition pour relever le grand défi de faciliter la vie des gens à l’aide de la technologie.

On ne trouve pas le bonheur en étant centré sur soi. Il faut sortir et s’immerger dans le monde. Nous sommes appelés vers un objectif supérieur par les circonstances inéluctables qui se trouvent sur notre chemin. C’est notre combat quotidien qui nous définit et qui fait ressortir le meilleur de nous, et cela pose les bases pour continuellement nous réaliser dans ce que nous faisons, même quand cela devient difficile.

Le bonheur naît de l’intersection entre ce que vous aimez, ce dans quoi vous êtes bon et ce dont le monde a besoin. De ces trois éléments, on nous a maintes fois répété qu’il faut rechercher le premier. L’école nous a aidés à développer le deuxième. Il est temps de penser davantage au troisième.

Alors, quels grands problèmes essayez-vous de résoudre ?

La clé du succès pour décrocher un emploi en Turquie :disposer d’un bon réseau !

L'union fait la force et le réseau le succès !

L’union fait la force et le réseau le succès !

Vous pensez n’avoir pas de réseau ou vous n’êtes pas tout à fait sûr de ce dont il s’agit ? Vous vous demandez si c’est vraiment utile dans la recherche d’emploi ? Ou vous ne savez pas comment vous faire aider ? Réponses en 8 questions clés.

Qu’entend on généralement par « réseau » ? Certains candidats disent qu’ils n’ont pas de réseau

Il n’y a pas de réseau au singulier. Les réseaux sont multiples : formels, informels, de proximité, lointains, sociaux, etc. Ceci dit, nous avons tous un réseau principal et particulier dont le noyau dur est constitué des personnes que nous connaissons bien, sur le plan personnel et professionnel. Il peut être de taille modeste mais ses membres se reconnaissent au fait que nous pouvons les contacter facilement et que cela est réciproque. Un point de repère pour savoir si vous pouvez vous adresser à quelqu’un est de vous demander si vous aideriez cette personne si  elle vous sollicitait. Si votre réponse est positive, alors il est probable qu’il en soit de même pour elle.

 Utilise-t-on les mêmes réseaux à 25 ou à 50 ans ?

Les étudiants ou les jeunes salariés n’ont souvent pas encore de réseau professionnel bien identifié mais à coup sûr, un réseau constitué d’amis et de camarades de formation. Au réseau amical, il faut ajouter les parents des amis, les amis des parents, etc… A l’inverse, les salariés plus expérimentés peuvent avoir développé un grand réseau professionnel. Ce qui est important c’est qu’il faut sans cesse, si on le souhaite bien sûr, anticiper la question du réseau et ne pas s’en soucier seulement au moment où nous en avons besoin. C’est un point clé pour le faire progresser activement.

Alors parlons-en ! Comment faire ?

Il est important, dès le début de sa vie professionnelle, de le constituer et de l’élargir. C’est pourquoi j’aime bien utiliser l’image de « tissage de réseau ». On va s’appuyer sur les « relations de relations », les « amis d’amis » mais aussi les « amis de parents » etc…
Avec certains, le lien ne se développera pas, parce qu’on est trop éloigné ou que l’on ne partage pas assez de choses. Par contre, avec certains autres, un lien plus durable va s’établir pour peu que l’on maintienne un contact régulier (même s’il est peu fréquent). Il faut toujours être vigilant et attentif à ces personnes. Le moment venu, il est à envisager que toutes ne répondront pas mais notre réactivité à leur égard et les expériences de coopération que nous aurons partagées, seront déterminantes à ce moment là.

 Le moment venu, comment rendre ce réseau efficace ?

Je pense qu’un réseau peut s’avérer efficace et utile à partir du moment où la démarche est proactive, c’est à dire consciente et pragmatique. Il faut avoir profité de moments ou d’évènements pour maintenir le lien et l’approfondir, avoir donné des nouvelles et en avoir  demandé. Le moment des voeux en est un exemple mais tout le monde l’utilise. Il faut aussi savoir faire preuve de créativité et de spontanéité. Quelques lignes peuvent suffire ou un coup de fil. Et ne pas forcément se formaliser si la réaction tarde ou ne vient pas. Ce sera pour une prochaine fois…ou pas. Pour qu’une relation se maintienne, il faut être au moins deux !

 Et comment l’utilise-t-on ?

Il faut surtout bien doser, ne pas abuser ou trop insister. C’est à ça que peuvent servir les mails groupés, les blogs, les réseaux sociaux en ligne, les cercles, etc. A se manifester, à faire passer des infos « sans trop en avoir l’air ».

 Comment les candidats à l’emploi peuvent-ils l’exploiter ?

C’est plus facile quand un vrai réseau existe déjà… S’il s’agit de simples connaissances, il vaut mieux exprimer sa demande dans un mail ou un courrier et poursuivre par un appel téléphonique. Et ne pas hésiter à demander à notre interlocuteur s’il peut nous orienter vers d’autres connaissances pour continuer à « élargir » son réseau.

 Faut-il s’y prendre de la même façon lors d’une recherche d’emploi en Turquie ?

La dimension culturelle est à prendre en compte, bien sûr. Demander du soutien et de l’aide n’a pas forcément le même sens dans tous les pays. Ensuite, les outils vont être un peu différents. Il sera peut-être plutôt intéressant d’utiliser Skype pour faire suite à un mail… alors que sur place la rencontre de visu est préférable. Ce sont là sans doute les principales différences…

Que garder en tête donc  ?

Que le réseau commence à se constituer tôt, dès les études et les premiers stages (donc très tôt, dans la vie professionnelle) et que son développement ne s’arrête jamais. Que l’on peut, aussi être déçu par son réseau..! Enfin, qu’il peut être constitué de personnes « lointaines » mais fidèles et efficaces.  Parfois quelqu’un avec qui vous avez suivi une formation et avec qui vous avez gardé un simple contact, que vous avez revu une fois ou deux, pourra un jour, vous faire part d’une opportunité à laquelle vous ne vous attendiez pas… !

6 idées reçues sur la recherche d’emploi…en France comme en Turquie !

Des idées reçues handicapent pas mal de cadres dans la recherche d’un emploi ou dans la gestion de leur carrière. Le comportement du cadre est déterminé par ses représentations mentales des situations,  des croyances erronées qui induisent souvent des comportements inadaptés ou inefficaces. Pour atteindre votre objectif, il faut en avoir un et une bonne stratégie pour l’atteindre. Pour vous aider à réussir, voici 6 idées reçues à bien évacuer de votre démarche. 

1 -  Candidature et  entretiens de sélection sont incontournables

Faux. Démontrer  concrètement à un employeur ce que vous pouvez lui apporter en création de valeur et demander une rémunération proportionnée, il ne  lancera pas un recrutement. Il vous fera probablement une proposition, ce qui vous place dans une bien meilleure situation pour négocier. Dès lors, la question devient : S je suis demandeur d’emploi, est-il possible d’identifier des potentiels de création de valeur que je serais capable d’exploiter dans des entreprises qui n’ont émis aucune offre d’emploi ni aucune intention de recruter?  Ou encore : Si je suis déjà en poste, est-il possible d’en faire autant dans mon entreprise pour obtenir la promotion à laquelle j’aspire ? Dans les deux cas la réponse est oui : cela suppose une démarche très différente des approches classiques de recherche d’emploi et/ou de gestion de carrière.

2 -   Les critères de recrutement de l’entreprise sont difficiles à  contourner

 Seulement un petit pourcentage d’entreprises et de recrutements sont ainsi. La plupart des entreprises peu structurées (97% des 3,5 millions d’entreprises françaises ont moins de 20 salariés et sont donc dans cette catégorie) n’ont pas la capacité de définir précisément leurs besoins de compétences et souvent pas non plus celle de les utiliser efficacement. Les cadres feraient bien de s’intéresser à ces entreprises. Et pour que l’intérêt soit réciproque, ils doivent apprendre à démontrer la valeur qu’ils vont créer. Le processus de décision du dirigeant de PME est assez pragmatique : il compare la valeur créée par une action avec son coût. Faute de disposer de l’un de ces éléments, il a du mal à décider d’embaucher un collaborateur*.  S’il ne peut pas déterminer la valeur que vous pourriez apporter, qui d’autre que vous est mieux placé pour le faire. Au passage, cela vous fournira l’opportunité de définir votre propre mission au sein de l’entreprise.
* Des milliers de postes cadres ainsi ne sont pas créés par les PME, faute d’une conscience claire des besoins et de la valeur que pourrait apporter la création de ces postes.

3 –  Le dirigeant ne sait pas reconnaître la valeur apportée par son collaborateur

Et s’il le faisait pour ne pas l’augmenter ou le promouvoir ? Pas forcément faux. En la circonstance, je parlerai plutôt d’une représentation mentale inappropriée. Même si le dirigeant a tendance à feindre d’ignorer la valeur créée, parfois faute de savoir la mesurer, parfois pour d’autres raisons, rien n’empêche le collaborateur de le faire à sa place. Cette capacité à mesurer la valeur créée est aussi essentielle que celle consistant à savoir comment la créer. Les deux réunies vous permettent d’obtenir la juste contrepartie de votre contribution en termes de rémunération,  de statut, de missions, d’évolution. Elles vous permettent de nouer des relations gagnant-gagnant avec votre employeur et de refuser de subir des situations qui ne vous conviennent pas.

4 – Mieux vaut être recruté dans une grande entreprise

La PME est un deuxième choix. Tout dépend ce que l’on cherche. Attention à ne pas se tromper sur les raisons pour lesquelles on veut faire carrière dans un grand groupe. Ne parler pas de sécurité de l’emploi. La seule sécurité de l’emploi c’est votre capacité à créer de la valeur et à la monnayer. Aucune entreprise, grande ou petite, ne vous garde si vous cessez d’être productif.  Dans une grande entreprise, l’évolution du cadre est « encadrée »,  les perspectives d’évolution avant tout déterminées par les diplômes, même si, bien sûr, les performances individuelles jouent un rôle. Le cadre qui n’a pas le bon diplôme part avec un handicap certain. Dans les PME, le diplôme est moins prégnant, votre capacité à créer de la valeur et à être force de proposition peut vous permettre d’atteindre des postes à responsabilité beaucoup plus vite. En prise directe avec le dirigeant cela facilite la mise en œuvre d’une démarche proactive. En d’autres termes, si vous voulez être jugé sur vos performances et non sur votre profil, préférez les PME qui vous offriront de bien meilleures opportunités d’évolution si vous savez identifier et exploiter des potentiels inédits de création de valeur.

5 – Chercher un CDI, c’est la quête du Graal

Il s’agit aujourd’hui d’un miroir aux alouettes. Il y a tellement d’autres modalités de collaboration que si une entreprise vous propose un CDI, c’est probablement parce qu’elle a quelque chose à y gagner. Dans le cadre d’un jeu à somme nulle*, comme l’est la plupart du temps un contrat de travail, interrogez-vous sur ce que vous, vous y perdez.
* Un jeu à somme nulle est un jeu ou ce que gagne l’un des joueurs est forcément compensé par des pertes de même montant des autres joueurs : Σ gains = Σ pertes. Un accord gagnant-gagnant, comme peut l’être une collaboration basée sur l’atteinte mutuelle des objectifs des deux parties n’est plus un jeu à somme puisque tout le monde est gagnant. Ce genre de collaboration ne peut découler que d’une négociation dans laquelle les deux parties mettent leurs enjeux sur la table et évaluent de façon transparente les apports de valeur qu’ils se font l’un à l’autre. Ce n’est évidemment pas le cas de la plupart des entretiens d’embauche ni celui des entretiens annuels d’évaluation (pour les collaborateurs en poste) qui s’apparentent le plus souvent à des parties de poker menteur.
Le cadre proactif conscient de la valeur qu’il peut créer et capable de la mesurer et de la démontrer sera en mesure de «sécuriser» et d’optimiser son parcours professionnel sans dépendre de personne d’autre que de lui-même. Le changement qui ne lui fait alors plus peur, devient le vecteur de son évolution professionnelle. Ainsi le CDI n’est plus un objectif prioritaire, qui plus est, le CDI n’a jamais mis quiconque à l’abri du licenciement.

6 -  Le candidat crédible correspond à la formation et à l’expérience requise

 Faux.  C’est la logique des bilans de compétences et/ou d’orientation qui sous-entend que l’on ne peut faire que ce que l’on sait déjà faire et/ou que l’on a déjà fait. Cette idée reçue est souvent démentie par les faits : la plupart des cadres font tout autre chose au bout de quelques années que ce pourquoi ils ont été formés et changent plusieurs fois de fonctions, et cela ne les empêche pas de créer de la valeur. C’est vrai, il est difficile d’obtenir un entretien pour un poste si votre CV ne correspond pas au profil défini. Pourquoi ? L’entreprise incapable  d’évaluer la valeur que peut créer tel ou tel candidat à un poste donné, prend des ses décisions en fonction du profil des candidats. La meilleure façon à ses yeux de limiter les risques d’erreur de recrutement. C’est un pis-aller. En réalité, l’employeur encore une fois cherche  une création de valeur et rien d’autre. Dès lors, la question est : Est-il possible de démontrer que, même si je n’ai pas le profil, je suis capable de créer la valeur attendue par l’entreprise mieux que les autres candidats ? En général,  dans une entreprise structurée, avec oofre d’emploi et fiche de poste,  vos chances d’y parvenir sont minimes. La démarche proactive à identifiant et démontrant votre capacité à créer de la valeur est plus productive auprès des entreprises qui n’ont manifesté l’intention d’embaucher ni émis d’offre d’emploi. Il vous est alors possible de proposer une création de valeur inédite et de court-circuiter les étapes amont de la définition du poste et du profil requis.Il n’y a pas de forteresse imprenable, mais elle exige  un bon niveau de proactivité et de confiance en soi.

 

To do list : les 10 erreurs a ne pas commettre en Turquie comme en France…

Avec une croissance  qui ferait palir la France, trouver un emploi en Turquie n’est pas si facile … il vaut mieux éviter de cumuler les erreurs si l’on souhaite accéder (enfin !) au poste convoité. Voici donc sous la forme d’un pense-bête, les 10 choses qu’il ne faut pas faire !.

1 – Postuler sans vous poser de question
Vous bombardez les entreprises  de CV ?  A force d’essayer « d’élargir le périmètre » de votre recherche, vous risquez fort de ne plus savoir où est votre motivation. Voulez-vous notre conseil sur le sujet ? Gardez cette question en tête : « De quoi ai-je envie ? », servez-vous en de sonar et postulez en fonction de vos propres réponses. Les candidats qui nous font part de leur réussite à l’heure actuelle, savaient pour la plupart, parfaitement ce qu’ils voulaient.

2 – Surestimer ou sous-estimer vos compétences
Vous soupçonnez que vous n’avez pas le niveau de langue requis dans l’offre ou encore que telle mission d’intérim est indigne de vous et vous postulez quand même ? N’en attendez rien et… précipitez-vous sur l’offre que vous pensez vous convenir !

3 – Faire un long CV pas structuré
Vous connaissez cette expérience ? C’est l’histoire de deux CV qui étaient présentés à différents recruteurs alors qu’une machine enregistrait le mouvement de leurs yeux. Le premier CV qui était long et pas très structuré n’était pas lu alors que le deuxième qui était synthétique et bien structuré, était parcouru jusqu’en bas…  A méditer.

4 – Écrire une lettre de motivation  bateau

Aimeriez-vous recevoir la lettre que vous écrivez ? Seriez-vous intéressé par la personne qui l’écrit ?… sont deux bonnes questions à vous poser en la faisant.

5 – Explorer un seul moyen de recherche d’emploi

Si vous êtes un fan exclusif de la candidature spontanée ou de tel ou tel cabinet de recrutement, sachez qu’il faut pourtant pouvoir être sur tous les fronts : répondre à des offres, préparer des candidatures spontanées, activer votre réseau (et être sur les réseaux), participer à des forums, etc… afin de multiplier vos chances.

6 – Ne pas suivre vos candidatures

Quand vous n’avez pas de réponse à vos candidatures, vous laissez tomber ? Si oui, vous manquez alors une occasion d’exprimer votre motivation et d’en savoir plus sur le processus de recrutement. Envoyez un mail ou mieux encore, téléphonez. Assurez-vous que votre candidature a bien été réceptionnée et demandez où en est le processus de recrutement. Profitez-en pour exprimer à nouveau votre motivation.

7 – Croire que vous n’êtes pas doué pour réseauter
Vous êtes encore nombreux à le penser mais sachez que pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas inné. Vous connaissez la maxime : « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » ? Et bien pour le réseau, c’est pareil…

8 – Rester seul dans votre recherche
surtout si la situation vous stresse ! Si vous n’avez pas les moyens financiers pour vous faire aider, essayez de rejoindre un collectif de recherche d’emploi, ils sont de plus en plus nombreux. Vous gagnerez en sérénité, en astuce et… en réseau.

9 – Rater votre entretien téléphonique
Manifestement, c’est encore souvent le cas. Voici donc les trois éléments à réunir et les trois questions à poser pour un entretien téléphonique réussi. Dans les trois éléments à réunir : vous devez être disponible, dans un lieu calme et rester serein. Lorsque l’une de ces trois conditions n’est pas là, vous devez proposer au recruteur de le recontacter à un moment que vous indiquez (10 minutes, 20 minutes, une demi-heure, etc). Les trois questions à poser au recruteur sont les suivantes : « Quel type de candidat recherchez-vous ? », « Pourquoi créez-vous ce poste (ou pourquoi ce poste est-il vacant) ? » et enfin « Quels sont vos délais pour le recrutement ? ». Les trois réponses vous donneront une image globale de la situation et vous permettront de préparer votre entretien d’embauche.

10 –– Ne pas exposer ce que vous apportez à l’entreprise

Beaucoup de candidats réservent le temps qui leur est imparti en entretien, à raconter ce qu’ils veulent ou espèrent. Ce qui n’intéresse… qu’eux-mêmes. Attention ! Il faut au contraire passer le plus clair de son temps à exposer au recruteur ce que vous allez pouvoir apporter à l’entreprise.

… et un dernier pour la route :  Ne pas faire de mail de remerciement après l’entretien

Il est convivial et professionnel de faire ce genre de mail après un entretien d’embauche. Le recruteur vous a reçu et a examiné votre candidature. Le fait de l’en remercier montrera votre savoir-être et votre motivation.

Avec tous mes vœux de succès !

Liste parfois surprenante de questions (pièges) en entretien d’embauche…

Voici une liste des questions (certaines répertoriées sur le web) qui peuvent être posées aux candidats lors d’un entretien de recrutement. Elles sont de quatre types.

Des questions « classiques »

- Comment acceptez-vous la hiérarchie ?
- Aimez-vous les responsabilités ? Qu’espérez-vous devenir à 30 (ou 40, 50 ans) ?
- Préférez-vous travailler en équipe ou vous débrouiller tout seul ?
- Que faites-vous quand vous êtes en conflit avec un collègue de travail ?
- Si vous étiez libre de choisir votre emploi, lequel souhaiteriez-vous vous occuper dans notre société ?
- Pensez-vous avoir fait les études que vous étiez capable de faire ?
- Dans quelles matières étiez-vous le meilleur à l’école ? Pourquoi ?
- Parlez-moi de vous ?
- Qui êtes-vous ?
- Comment vous jugez-vous ? Quelles sont vos plus grandes qualités et vos plus grands  défauts ?
- Quel est votre objectif de carrière ? En avez-vous un ?
- Pourquoi voulez-vous (avez-vous) quitter votre (dernier) employeur ?
- Quelles sont les qualités qui vous manquent ?
- Quels sont les défauts que vous n’avez pas ?
- Parlez-moi d’une difficulté que vous avez rencontrée et que vous n’avez pas réussi à résoudre
…etc

Des questions plus inattendues

- Si vous pouviez dîner avec un personnage historique, qui choisiriez-vous ? Pourquoi ?
- Si vous pouviez changer de sexe pour une semaine, le feriez-vous ? Pourquoi ou pourquoi pas?
- Si quelqu’un écrivait votre biographie, quel en serait le titre ?
- Si un réalisateur décidait de faire un film sur votre vie, qui verriez-vous pour jouer votre rôle ?
- Si vous pouviez être un super-héros, quels super-pouvoirs voudriez-vous ?
- Quel métier vouliez-vous faire quand vous aviez 10 ans ?
- Si vous aviez devant vous 6 mois sans aucune contrainte (financière ou autre), que feriez-vous?

- Si vous gagniez plusieurs millions au Loto, que feriez-vous de tout cet argent ?
- Si vous étiez un personnage de la saga Star Wars, lequel serait-ce ? Pourquoi ?

- Quel est le sens de votre vie ? Regles  / valeursqui dirigent votre vie ?
…etc

Des questions de bon sens ou de logique

- Imaginez un pays où chaque couple de parents veut avoir au moins un garçon : tant qu’ils n’ont que des filles, ils continuent à faire des enfants, et ils s’arrêtent dès qu’ils ont un garçon. Quelle serait la proportion de garçons dans la population ?
Réponse : une moitié de garçons et une moitié de filles

- Combien de fois par jour les aiguilles d’une pendule ou d’une montre sont-elles exactement superposées ?
Réponse : 24 fois soit 1 fois par heure
- Vous êtes dans une pièce sombre, sans lumière. Vous avez besoin de chaussettes identiques pour votre entretien, sachant que vous avez 19 chaussettes grises et 25 chaussettes noires, quelles sont les chances d’avoir une paire ? (Castel Eze)
Réponse : 1 sur 3

- Pourquoi les couvercles des bouches d’égouts sont-ils ronds et non pas carrés ?
Réponse : Pour qu’il soit impossible de faire glisser le couvercle dans l’égout

- Si vous aviez 5 623 participants à un tournoi, combien de tours de jeux sont nécessaires pour déterminer le vainqueur ? (Amazon)
Réponse :  5622

Des questions sans solution ou avec des solutions multiples

- Combien de balles de ping-pong peut-on mettre dans un bus pour le remplir du sol au plafond ?  Ou encore « Combien de ballons de basket peuvent tenir dans cette salle ? » (Google)

- Vous êtes capitaine d’un bateau pirate, et vous devez proposer à votre équipage une règle de partage du butin. Si moins de la moitié de l’équipage approuve votre proposition, vous serez exécuté. Comment répartir ce butin de manière à en récupérer une part convenable, tout en restant en vie ?

- Une femme se rend toutes les semaines à la bibliothèque. Quand elle trouve un livre qui lui semble intéressant, elle l’ouvre à la page 78 avant de décider de l’emprunter ou pas. Pourquoi ?

- Sur 25 chevaux, sachant que seulement 5 chevaux peuvent courir en même temps à chaque course. Quel est le nombre de courses minimum pour trouver les 3 plus rapides ? (Blommberg LP)

- Vous avez un gâteau d’anniversaire, comment feriez-vous pour obtenir 8 morceaux égaux en 3 coups de couteau seulement ? (Blackrock)

- Il y a trois boîtes, l’une contient uniquement des pommes, une ne contient que des oranges, et une contient à la fois des pommes et des oranges. Les boîtes ont été incorrectement étiquetées de telle sorte qu’aucune étiquette n’identifie le contenu réel de la boîte. Ouvrez une seule case, et sans regarder dans la boîte, vous sortez un morceau de fruit. En regardant les fruits, comment pouvez-vous immédiatement connaître l’étiquette de toutes les boîtes ? (Apple)

- Vous êtes en charge de 20 personnes, comment les organisez-vous pour comprendre combien de vélos ont été vendus dans votre région l’an dernier ? (Schlumberger)
…etc

 

il ne suffit pas de savoir ce que l’on fait et comment le faire pour réussir…

Dans la meme veine que mon dernier post…brilliant !!!

If you hire people just because they can do a job, they’ll work for your money. But if you hire people who believe what you believe, they’ll work for you with blood and sweat and tears.” (Simon Sinek)

Tout les managers se posent ces questions, et la plupart des gens y répondent de la mauvaise façon. Simon Sinek expose une façon simple d’analyser les clés de la réussite des grands leaders. Il résume cela simplement grace au « Golden Circle », d’après lui il faut se concentrer sur le « Pourquoi » avant de parler du « Comment » et du « Quoi ». En une phrase , le plus important est de savoir pourquoi on le fait !

Qu’est ce que réussir !?

A l’heure ou un vent de printemps turc souffle sur Taksim, il me paraissait intéressant de vous faire partager cet article sur la notion de réussite. Alors que les anciennes valeurs quantitatives du   »toujours plus » et   »travailler plus pour gagner plus » ont fait leur temps, de nouvelles valeurs émergent heureusement !

Chaque cadre a son ressenti personnel de qu’est pour lui la réussite professionnelle.   Celui qui est  cadre supérieur dans une entreprise publique ou privée renommée, et gère des équipes  ou des budgets importants au bout de plusieurs années peut considérer qu’il a réussi.  Cela  sent le has been, le dépassée. Qui fait carrière dans la même boite ? Qui mesure sa réussite à l’armée d’employés qu’il encadre ?  Les nouveaux cadres Y et l’organisation des entreprises en mode projet ou encore de l’outsourcing  révolutionne la notion de réussite professionnelle qui chemine avec le nomadisme du cadre.   La réussite peut se mesurer à l’argent que vous faites gagner à l’entreprise qui vous emploie, au bouclage sans vagues d’un plan social que vous menez de main de maître et qui tue des centaines d’emplois, au succès d’une négociation qui vend des pans de l’entreprises… La réussite cela peut être aussi de travailler dans une entreprise qui développe des  valeurs en harmonie avec les vôtres, ou encore  avoir un job qui vous permet de réussir aussi votre vie personnelle.  Réussir dans sa vie professionnelle c’est encore pour certains, même si dans les enquêtes ils ne l’avouent pas,  obtenir une rémunération qui croit en permanence. Pour certains, c’est éprouver le sentiment d’accomplissement et d’épanouissement dans son métier.  La réussite professionnelle, dans tous les cas, c’est réussir des arbitrages entre la culture d’une entreprise et son éthique personnelle, entre ses besoins alimentaires et sa capacité à obtenir une rémunération, entre le plaisir d’exercer un métier et ses appétits financiers, entre ses de pouvoir et les réalités de son  potentiel… chacun peut réussir à la condition s’il se connait bien et  choisit une orientation avec ses possibilités intellectuelles, morales et physiques. L’école de commerce Essec a interrogé 3 000 cadres supérieurs et entrepreneurs à travers dix pays. Le constat : la vie sociale prime avant tout ! Pour réussir dans la vie professionnelle en France, mettez de côté l’intelligence. Soignez plutôt votre réseau. C’est l’un des points que révèle l’étude “Qu’est-ce que réussir ?” réalisée par le CSA pour l’école de commerce Essec. 3 000 cadres supérieurs et entrepreneurs, à travers dix pays, ont fait le bilan de leur vision de la réussite. En France, l’atout de départ pour briller professionnellement est le cercle de relations que possède chacun. Seule la Chine est du même avis. Partout ailleurs, de l’Inde à l’Allemagne, en passant par les États-Unis ou le Royaume-Uni, tous plébiscitent en premier lieu “l’intelligence”. Quant aux qualités morales à développer, les cadres tricolores citent la persévérance et la détermination, délaissant l’esprit entrepreneurial. L’idée de créer sa propre entreprise apparait comme un modèle de réussite seulement pour une minorité de Français.  59 % à estiment qu’il vaut mieux “monter dans l’entreprise” que “monter son entreprise”. Leur objectif ? Gagner en responsabilité et progresser personnellement. Pour satisfaire cette ambition, les petites entreprises ont leur carte à jouer : la plupart des Français affirment se sentir plus épanouis au sein d’une petite structure.  5 % des Français ont le sentiment d’avoir réussi leur vie de manière générale, sentiment  partagé par tous les autres pays du panel, pour eux, le plus important reste les amis et la famille. La réussite professionnelle n’apparait pas comme une priorité. Désormais, le bonheur repose davantage sur des valeurs humaines que matérielles. La célébrité ne fait plus rêver, le pouvoir non plus : ce dernier est distancé par l’envie de se battre pour une grande cause humanitaire, de monter un projet ou de servir l’intérêt général.

Turkey: Young Turks Abroad Returning Home to Chase Economic Dreams

Je reçois de très (trop?) nombreux CV de turcs souhaitant  retourner au pays…voici un article assez pertinent d’un jeune blogueur (Justin Vela) qui explique bien les limites de ce type de démarche…

For decades, thousands of Turks immigrated to the West, in particular Germany, in search of work. Now Turkey’s economic prosperity has young Turks abroad looking homeward.

Over the past few years, Ayhan Kaya, an immigration specialist at Istanbul’s Bilgi University, put the annual return rate of young people with Turkish roots at between 8,000 and 10,000. Many, according to Kaya, are fleeing “European economies in turmoil.” Some young Turks also feel alienated in Europe, where economic difficulties have helped feed “racism, xenophobia and Islamophobia,” Kaya noted.

One such European returnee is 26-year-old Senol Yelen. Born in Bünde, Germany, to Turkish immigrants, Yelen moved to Izmir earlier this year. With his language skills and knowledge of Europe, it took him only three days to find a job as an export manager at Bambi Mobilya, a company that makes sofas and beds that is looking to expand its European exports. “I have training in Europe. I lived in Europe. I know the German culture and mentality,” Yelen said.

Yelen prefers life in Turkey. “I see in Turkey big growth. Turkey is a country with many possibilities. Germany is not so good to work and to live in,” he said.

According to research conducted by Faruk Şen, chairman of the Istanbul-based Turkish-German Education and Scientific Research Foundation, continuing economic uncertainty in Europe and the United States is the major reason why young Turks, whether they are from diaspora communities or are expatriate students, are returning. “The young people and the academic people come back to Turkey because they see no chance in Europe,” Şen said. Older people, finding adjustment harder, are less likely to return.

Onur Kabadayi, 29, is an example of a student expatriate who decided to return. Originally from Ankara, Kabadayi had big dreams when he helped found a web company in Chicago in 2006. He had completed a master’s degree at Northwestern University and stayed on to run the company, Networked Concepts, which created interactive online video products.

In 2008, the global financial crisis soured investor sentiment. “The crisis started; the funds were draining,” he said. “We found some small investment, but never got enough.”

Casting about for what to do next, Kabadayi moved to Istanbul to hawk his skills and take advantage of his American education. After four months, he was hired as an Internet product manager at Hurriyet, Turkey’s largest newspaper. Today, he runs Hurriyet’s social media products and manages a team monitoring the country’s blogger community. He is still interested in running his own business, but considers the move a success.

Not all returnees are making a smooth transition. Born in New York to Turkish immigrants, Ferdi Ferhat Özsoy, 26, is among those who have struggled to find a full-time job.

A pivotal moment for Özsoy came in 2008, when he heard Prime Minister Recep Tayyip Erdoğan boast of Turkey’s growing prosperity and regional influence during a speech in New York. “His advice I remember clearly — telling the people to become American citizens, to establish themselves. He said it was good to have a solid Turkish voice in the United States. But he also explained how Turkey had changed. They had brought inflation down, good stuff,” Özsoy recalled.

Özsoy, who had studied to be a history teacher, could not find a job in 2009 in New York. But he had always wanted to live in Istanbul. His family and friends in the United States told him he was “crazy” for wanting to live in Turkey.

After returning, he began studying for a master’s degree and found work as a freelance translator. “You gotta be a hustler to be in Istanbul,” said Özsoy, speaking in English, his words spiced by a New York accent. A permanent job has been more difficult to find. One interviewer was straightforward enough to tell Özsoy he was not Turkish enough, that he was too American. Other interviewers expressed disappointment with his resume. “They wanted to see big names, like Harvard. They say, ‘Why did you go to Brooklyn College?’”

Still, the statistics bolster Özsoy confidence that he will land a permanent job when he receives his graduate degree.

In May 2011, youth unemployment in Turkey dropped to 17.5 percent compared to 19.8 percent during the same period the previous year, according to TurkStat, the government statistics agency. The official figures additionally show that total unemployment fell to 9.4 percent in May 2011 from 11 percent the previous May. Critics say government unemployment figures under-report the number of people who are out of work. They also accuse the government of carefully crafting Turkey’s economic narrative in ways that conceal warning signs of an overheating economy.

Despite lingering suspicions, many of Özsoy’s Turkish friends back in New York are curious about his experience in Turkey and are considering moving themselves. He tells them the key is to have some kind of support. The building his parents built with money saved from working in the United States provides him with a place to live rent-free as he searches for stable work. “When we talk about the American dream I think my parents accomplished that,” he said. “This building proves that. If you don’t have something, it will be a problem.”

 


 

 

Les jeunes turcs sont de plus en plus nombreux à venir chercher fortune et bonheur en Turquie

Les jeunes d’origine turque qui ont grandi en France comme en Europe choisissent de plus en plus souvent de retourner travailler dans leur pays d’origine…je reçois personnellement de nobreux CV. Voici un article de  Der Spiegel  qui  tente de montrer que, potentiellement, de belles carrières s’offrent à eux…

C’est cet appartement qui a été déterminant”, se souvient Ibrahim Karaman, 37 ans, en contemplant le Bosphore par la fenêtre. Il habite à Arnavutköy, un joli quartier d’Istanbul, avec des édifices ottomans en bois. Il y a deux ans, lorsqu’il a pour la première fois visité sa nouvelle maison, il a tout de suite su que c’était maintenant ou jamais.

Ibrahim Karaman est réalisateur de films publicitaires. Né à Malatya, en Anatolie, il a grandi à Berlin. Son installation à Istanbul a donné un coup de fouet à sa carrière : tandis qu’à Berlin il faisait des pieds et des mains pour décrocher des contrats, en Turquie, il a rapidement eu l’occasion de réaliser des publicités pour des grands groupes.

D’ailleurs, il vient tout juste de tourner un spot télévisé commandé par un fournisseur d’accès à Internet allemand. La vidéo, qui cible un public de Turcs allemands, est diffusée sur les programmes satellite européens de chaînes turques. L’ethno-marketing, voilà une branche qui paraît pleine d’avenir pour Ibrahim Karaman.

Avant, le réalisateur n’allait en Turquie que pour les vacances. Et, pendant des années, il a rêvé de ce pays. Notamment lorsqu’enfant, en cours de gymnastique, il était le dernier à être appelé sur le terrain alors qu’il était très sportif. Et plus tard, lorsqu’il se faisait refouler à la porte des discothèques. “A Berlin, je pouvais aller partout, mais j’avais seulement le droit de regarder. A Istanbul, j’ai l’agréable impression d’avoir une place”, raconte-t-il.

Rahükal Turgut se sent, elle aussi, comme un poisson dans l’eau dans cette métropole dynamique. Cette femme de 36 ans est salariée depuis deux ans dans une entreprise qui distribue en Turquie les produits d’une célèbre maison d’édition allemande, spécialisée dans l’éducatif.

Elle avait toujours rêvé de retourner en Turquie et avait mille fois repoussé ce retour. “Beaucoup de familles font depuis longtemps des allers-retours entre les deux pays”, explique l’anthropologue américaine Susan Rottmann, qui étudie ce phénomène depuis trois ans. En 1984, il y a eu un boom des retours, parce que l’Etat allemand a accordé une prime. A cette époque, 200 000 Turcs sont retournés en Turquie. Aujourd’hui, on compte quelque 35 000 retours par an, des migrants sans passeport allemand. On ne sait pas combien d’entre eux restent à long terme.”

Ce qui est nouveau, c’est que depuis quelques années on voit des immigrés de deuxième ou troisième génération, avec une bonne formation, retourner en Turquie parce qu’ils y ont de meilleures opportunités professionnelles. “Leur problème n’est pas une question d’intégration, explique Susan Rottmann, c’est qu’ils n’ont pas de perspectives d’avenir en Allemagne.”

Parmi les amis de Rahükal Turgut, beaucoup sont retournés en Turquie. Ils possèdent de très bons diplômes universitaires et des expériences internationales. Il y a deux ans, lorsque Rahükal a reçu une proposition d’emploi à Istanbul, elle l’a aussitôt acceptée. La transition s’est déroulée sans accroc. Rahükal avait déjà des expériences professionnelles. Elle a tout de suite été à l’aise avec la mentalité et le monde du travail turcs. Son atout principal ? Elle parle turc sans accent. Elle habite aujourd’hui à Cihangir, le quartier européen de la ville, surnommé “le petit Berlin”. Là, elle sort le soir dans des cafés branchés, elle entend parler français et allemand à tous les coins de rue et elle peut mener sa vie de célibataire comme bon lui semble.

Ses souvenirs sont mitigés. Si elle avait beaucoup d’amis allemands, à partir des années 1990 elle a ressenti une “discrimination croissante”. “C’est devenu vraiment dur après le 11 septembre 2001. Du jour au lendemain, j’ai dû non seulement me justifier pour tous les Turcs, mais aussi pour tous les musulmans de la planète. Je trouvais ça tellement injuste.” Pour elle, Istanbul représente également une pause dans les interminables débats sur l’intégration, “un temps où je peux arrêter de me justifier continuellement”. Ibrahim Karaman rentre à peine de Berlin, où il a assisté au scandale déclenché par Thilo Sarrazin [qui vient de sortir un livre intitulé Deutschland schafft sich ab (L’Allemagne court à sa perte, éd. DVA, Munich, 2010), où il défend des positions extrêmement controversées au sujet des musulmans et des juifs]. “Ce livre est encore une bonne raison d’avoir quitté l’Allemagne”, indique-t-il. Il ne voulait plus incarner le “bon Turc”, comme on attendait de lui à Berlin…

Quant à Rahükal Turgut, elle conçoit les choses d’une manière très personnelle. “L’Allemagne et la Turquie sont extrêmement liées sur le plan économique. Mais elles ne forment pas une famille. Elles sont plutôt comme des demi-sœurs contraintes de vivre ensemble.”