Les jeunes turcs sont de plus en plus nombreux à venir chercher fortune et bonheur en Turquie

Les jeunes d’origine turque qui ont grandi en France comme en Europe choisissent de plus en plus souvent de retourner travailler dans leur pays d’origine…je reçois personnellement de nobreux CV. Voici un article de  Der Spiegel  qui  tente de montrer que, potentiellement, de belles carrières s’offrent à eux…

C’est cet appartement qui a été déterminant”, se souvient Ibrahim Karaman, 37 ans, en contemplant le Bosphore par la fenêtre. Il habite à Arnavutköy, un joli quartier d’Istanbul, avec des édifices ottomans en bois. Il y a deux ans, lorsqu’il a pour la première fois visité sa nouvelle maison, il a tout de suite su que c’était maintenant ou jamais.

Ibrahim Karaman est réalisateur de films publicitaires. Né à Malatya, en Anatolie, il a grandi à Berlin. Son installation à Istanbul a donné un coup de fouet à sa carrière : tandis qu’à Berlin il faisait des pieds et des mains pour décrocher des contrats, en Turquie, il a rapidement eu l’occasion de réaliser des publicités pour des grands groupes.

D’ailleurs, il vient tout juste de tourner un spot télévisé commandé par un fournisseur d’accès à Internet allemand. La vidéo, qui cible un public de Turcs allemands, est diffusée sur les programmes satellite européens de chaînes turques. L’ethno-marketing, voilà une branche qui paraît pleine d’avenir pour Ibrahim Karaman.

Avant, le réalisateur n’allait en Turquie que pour les vacances. Et, pendant des années, il a rêvé de ce pays. Notamment lorsqu’enfant, en cours de gymnastique, il était le dernier à être appelé sur le terrain alors qu’il était très sportif. Et plus tard, lorsqu’il se faisait refouler à la porte des discothèques. “A Berlin, je pouvais aller partout, mais j’avais seulement le droit de regarder. A Istanbul, j’ai l’agréable impression d’avoir une place”, raconte-t-il.

Rahükal Turgut se sent, elle aussi, comme un poisson dans l’eau dans cette métropole dynamique. Cette femme de 36 ans est salariée depuis deux ans dans une entreprise qui distribue en Turquie les produits d’une célèbre maison d’édition allemande, spécialisée dans l’éducatif.

Elle avait toujours rêvé de retourner en Turquie et avait mille fois repoussé ce retour. “Beaucoup de familles font depuis longtemps des allers-retours entre les deux pays”, explique l’anthropologue américaine Susan Rottmann, qui étudie ce phénomène depuis trois ans. En 1984, il y a eu un boom des retours, parce que l’Etat allemand a accordé une prime. A cette époque, 200 000 Turcs sont retournés en Turquie. Aujourd’hui, on compte quelque 35 000 retours par an, des migrants sans passeport allemand. On ne sait pas combien d’entre eux restent à long terme.”

Ce qui est nouveau, c’est que depuis quelques années on voit des immigrés de deuxième ou troisième génération, avec une bonne formation, retourner en Turquie parce qu’ils y ont de meilleures opportunités professionnelles. “Leur problème n’est pas une question d’intégration, explique Susan Rottmann, c’est qu’ils n’ont pas de perspectives d’avenir en Allemagne.”

Parmi les amis de Rahükal Turgut, beaucoup sont retournés en Turquie. Ils possèdent de très bons diplômes universitaires et des expériences internationales. Il y a deux ans, lorsque Rahükal a reçu une proposition d’emploi à Istanbul, elle l’a aussitôt acceptée. La transition s’est déroulée sans accroc. Rahükal avait déjà des expériences professionnelles. Elle a tout de suite été à l’aise avec la mentalité et le monde du travail turcs. Son atout principal ? Elle parle turc sans accent. Elle habite aujourd’hui à Cihangir, le quartier européen de la ville, surnommé “le petit Berlin”. Là, elle sort le soir dans des cafés branchés, elle entend parler français et allemand à tous les coins de rue et elle peut mener sa vie de célibataire comme bon lui semble.

Ses souvenirs sont mitigés. Si elle avait beaucoup d’amis allemands, à partir des années 1990 elle a ressenti une “discrimination croissante”. “C’est devenu vraiment dur après le 11 septembre 2001. Du jour au lendemain, j’ai dû non seulement me justifier pour tous les Turcs, mais aussi pour tous les musulmans de la planète. Je trouvais ça tellement injuste.” Pour elle, Istanbul représente également une pause dans les interminables débats sur l’intégration, “un temps où je peux arrêter de me justifier continuellement”. Ibrahim Karaman rentre à peine de Berlin, où il a assisté au scandale déclenché par Thilo Sarrazin [qui vient de sortir un livre intitulé Deutschland schafft sich ab (L’Allemagne court à sa perte, éd. DVA, Munich, 2010), où il défend des positions extrêmement controversées au sujet des musulmans et des juifs]. “Ce livre est encore une bonne raison d’avoir quitté l’Allemagne”, indique-t-il. Il ne voulait plus incarner le “bon Turc”, comme on attendait de lui à Berlin…

Quant à Rahükal Turgut, elle conçoit les choses d’une manière très personnelle. “L’Allemagne et la Turquie sont extrêmement liées sur le plan économique. Mais elles ne forment pas une famille. Elles sont plutôt comme des demi-sœurs contraintes de vivre ensemble.”

Sachez personnaliser vos lettres de motivation, c’est la clés du succès !

Il est essentiel de bien vous informer sur les entreprises qui vous intéressent et leur secteur, ainsi que sur les métiers auxquels vous aspirez. Démonstration…

Pourquoi vous informer précisément sur les métiers qui vous correspondent ? :
Cette nécessité de s’informer sur les métiers peut paraître évidente, mais nous constatons que, parfois, des candidats n’ont pas identifiés tous les postes auxquels ils pouvaient accéder.
Il est pourtant opportun de le faire, car une étude exhaustive détermine l’ensemble des postes que vous pouvez exercer en vous ouvrant quelquefois de nouvelles perspectives.
Et cette recherche a en elle-même pour objet non seulement de mieux connaître vos futures fonctions, mais aussi de mettre en adéquation vos aspirations et les fonctions que le monde du travail peut réellement vous proposer.
C’est donc une démarche à la fois instructive et pertinente.

Pourquoi vous informer le plus précisément possible sur les secteurs et les entreprises visés ? :
Il est un objectif fondamental à avoir présent à l’esprit lorsque l’on recherche un emploi : le souci de répondre au mieux aux besoins des entreprises auprès desquelles on postule.
Dans le même ordre d’idée, il faut dores et déjà s’imaginer en poste et tenter d’évaluer sa capacité à occuper telle ou telle fonction et à satisfaire telle exigence afférente à celle-ci dans tel type d’entreprise.

Or comment répondre à des besoins non évalués, d’une entreprise sur laquelle on ne sait rien et dont on méconnaît le cadre d’intervention ?
Cette problématique s’explique par la logique et l’enjeu qui préside à tout recrutement.
Il est possible de présenter celui-ci, de façon simplifiée, comme le choix réalisé par une entreprise d’embaucher la personne la mieux à même de satisfaire ses besoins, contre rémunération. Pour être l’heureux élu, il s’agit donc de se montrer comme étant la personne la plus appropriée pour répondre aux besoins potentiels ou réels que l’on a cernés.  Imaginez que vous décidiez de proposer n’importe quel service à vos voisins en leur envoyant un mot type uniforme (ou seul le nom du destinataire change), sans savoir ce qu’ils recherchent, en parlant avant tout de vous et sous-entendant que vous aimeriez avoir une rétribution : ils feront sans doute « la même tête », à la réception de ce mot type, que le recruteur qui reçoit des « mailings » finissant souvent par le « classement vertical dans la corbeille »!

En vous informant sur le secteur qui vous intéresse, vous connaissez le cadre d’intervention de l’entreprise choisie, ses données et ses conséquences quant aux besoins et aux difficultés de la société concernée.
Et vous pourrez par conséquent argumenter sur la concordance entre ces besoins et vos compétences. (Ex. s’il s’agit d’un secteur technique et d’une PME exportant vers l’Amérique Latine, vous pouvez en déduire que cette société pourrait être intéressée par vos compétences techniques et en espagnol, et que vous avez donc vos chances).
En vous renseignant sur la société qui vous attire, vous renforcez les « arguments de vente » de vos compétences que nous venons de décrire, en les ciblant encore plus.
Notons qu’il est aussi opportun de connaître le nom de l’interlocuteur auquel envoyer la lettre.

Bien informés, vous être prêts à élaborer un argumentaire percutant, qui constituera le socle de votre candidature spontanée (et même de votre réponse à une annonce) et de vos propos lors de l’entretien d’embauche, que vous avez alors toutes les chances d’obtenir et de réussir.

Illustration par un témoignage :
Un candidat nous a dit quelques mots de sa recherche d’emploi antérieure dans le secteur social avant de s’orienter vers le commerce international (ce n’est pas ici le secteur mais la méthode qui compte).

Dans une première phase de recherche, il avait tendance à envoyer des mailings qui restaient très souvent vains voire dépourvus de toute réponse, ce qu’il trouvait bien sûr décourageant.

Dans un second temps, il a entrepris de respecter cette technique, qui est somme toute, comme nous l’expliquions plus haut, assez logique.
Le taux de retours positifs sur ses lettres a dès lors nettement augmenté : il avait reçu, suite aux 6 dernières candidatures spontanées, 6 convocations à des entretiens, soit d’information stratégique soit d’embauche !
Malheureusement ces derniers n’avaient pas débouchés, malgré un bon positionnement dans la plupart de ces entretiens, car la concurrence est encore rude à ce niveau.
Mais ce membre avait ainsi passé de nombreux barrages, et était en bonne voie !

Comment s’y prendre pour s’informer ? Astuces :
- Pour trouver des informations sur les métiers, les fonctions et les postes, nous vous conseillons de consulter le répertoire ROME, très clair, consultable au pôle Emploi ou à l’APEC. Avantage de cette recherche, outre son efficacité : elle est intéressante à mener !
Outre le fait, comme nous l’avons dit, que cette recherche d’informations sera payante : n’est-pas plus exaltant d’élaborer ainsi une véritable stratégie, tel un cadre en mission, enrichissante intellectuellement, que d’envoyer des « mailings » types au contenu pauvre ?!

La Chine et la Turquie: prochains Eldorado tricolore?

Une étude de la banque HSBC estime que la Chine sera la deuxième terre d’accueil des exportations françaises d’ici 2030. Elles devraient augmenter chaque année à un rythme moyen de 9%, tiré par l’aéronautique, la chimie et la pharmacie. La Turquie deviendrait le cinquième partenaire de la France.

Si les ministres du Commerce extérieur qui se sont succédés à Bercy ces dernières années – François Loos, Christine Lagarde, Hervé Novelli, Anne-Marie Idrac et aujourd’hui Nicole Bricq – ont tous déploré la faible appétence des exportateurs français pour les pays émergents et en particulier pour la Chine, les choses pourraient bien changer. Selon le rapport trimestriel sur le commerce international de la banque HSBC dévoilé ce mercredi, la Chine deviendra la deuxième destination des exportations françaises d’ici 2030 avec un taux de croissance annuel moyen de 9% d’ici 2030. « Cette croissance profitera aux secteurs tels l’aéronautique, la chimie et les produits pharmaceutiques », note James Emmet, le responsable Marché international chez HSBC. L’Allemagne, pays vers lequel la France a exporte 71 milliards d’euros de produits en 2012, et le Royaume-Uni seraient les premier et troisième partenaires commerciaux de la France à cette date.

La Turquie devient un partenaire majeur de la France

Autre enseignement de cette étude, les exportations en direction de la Turquie progresseraient en moyenne de 7% entre 2020 et 2030, faisant de ce pays le cinquième partenaire commercial de la France en 2030. Un secteur se distinguerait tout particulièrement : les équipements de transport.

Source : La Tribune

La perte de son job : un événement heureux…en tout cas pour moi !

Le sujet est difficile a aborder mais je peux vous en parler en connaissance de cause: La perte de son job est  un événement  »heureux » dont on ne mesure que trop peu les conséquences positives…

 

La perte d’emploi se situe à peu près au milieu de l’échelle du stress, entre la pire calamité et l’événement le plus bénin. Son impact varie selon votre âge, vos aptitudes, le métier exercé, le secteur d’activité, la conjoncture économique et sociale. Vous pouvez en faire un événement heureux en l’accueillant comme une naissance, qui vous projette vers le monde. Vous perdez un ancrage social, humain et  affectif, à vous de rester en phase avec la société, vous perdez un job, mais gardez votre métier, vos compétences, votre profession. Vous êtes simplement entre deux postes. Plus vous aimez votre métier, plus vite vous retrouverez un poste, car l’amour du métier est la meilleure porte vers l’emploi.

Acceptez la situation que vous vivez, vous en êtes le principal acteur, un acteur responsable de ce qui lui arrive, pas le seul, mais le premier. Le licenciement qui vient de survenir, l’actif que vous êtes  y a contribué, a décidé, fait des choix, quitté ou non tel ou tel poste, telle ou telle entreprise, vous seul et personne d’autre, sauf exception, catastrophe, attentat, maladie … Quand vous jouez aux cartes, vous n’êtes pas maître de la main que l’on vous distribue, pourtant avec les mêmes cartes vous pouvez perdre ou gagner. En matière d’emploi, vous n’êtes pas responsable de la conjoncture économique, mais avez l’entière responsabilité de la manière dont vous agissez pour l’exploiter.  Vous perdez votre job par manque de précaution – s’informer sur la santé de son entreprise est chose facile à l’heure d’internet – d’anticipation ou de  courage,  changer et partir avant d’y être acculé est toujours délicat. Dans la  vie en général, et la vie active en particulier, faites des choix, sinon les autres les font pour vous, pourquoi leur laisser le sort de votre existence.

En poste dans une entreprise, vous vous attribuez sa conquête, et l’expliquez par votre courage et votre caractère déterminé, vous avez raison, personne ne vous a fait de cadeau. Le minimum d’honnêteté implique la même appropriation de la responsabilité quand cela va mal. En vous estimant responsable, vous gagnez un atout majeur pour retrouver un job : un patron veut avant tout un candidat qui est et se montre responsable. En cela votre licenciement est un événement plus heureux que vous ne le croyiez.

Les sept ‘’détails’’ qui plombent un CV… en France comme en Turquie !

 

 

 

De la simple coquille à la grosse bévue, certaines erreurs ont le don de hérisser le poil des recruteurs. Voici les plus fréquentes, celles qui peuvent tuer d’emblée une candidature…ici comme ailleurs !

 

Encore une fois, pas de réponse. Qu’est-ce qui a bien pu coincer ? Un recruteur se forge une opinion sur un candidat dès les premières étapes de la sélection. Or, un seul faux pas fera passer votre candidature de la pile des «oui» à celle des «non». Voici donc les 
impairs à ne pas commettre…

 


1. L’excès de modestie

Trop discret, comme Marie-Claire, vous risquez de vous rendre transparent sur un marché de l’emploi encombré. «Un CV doit raconter une “success story”», explique Fabrice Coudray. Pour vous mettre en valeur, n’hésitez pas à afficher des résultats concrets, si possible chiffrés. Un commercial indiquera ainsi l’augmentation du chiffre d’affaires de son service, les parts de marché ou les clients gagnés (notez qu’un pourcentage est plus parlant qu’un chiffre). Un responsable juridique, quant à lui, axera son CV sur le nombre d’opérations d’acquisition effectuées.

 
2. La bio standard
Concevoir son CV comme un document standard, envoyé indifféremment à des recruteurs très variés, est une autre erreur très répandue. Veillez donc à adapter le contenu au poste convoité. Identifiez les compétences recherchées par l’entreprise et faites ressortir clairement celles que vous possédez dans le descriptif de vos expériences, ainsi que dans un texte de deux à trois lignes qui servira d’introduction à votre CV.

 
3. L’orthographe approximative
Selon une récente étude de CareerBuilder, 35% des recruteurs écartent tout CV comportant plus de deux ou trois fautes. Négliger l’orthographe, la grammaire ou la syntaxe est rédhibitoire. Et cela, même si vous briguez un poste pour lequel vos capacités rédactionnelles n’entrent guère en ligne de compte. Car ces entorses à la langue peuvent être interprétées comme un manque de rigueur ou comme une absence de culture générale. Aussi, avant de l’envoyer, relisez bien votre texte et soumettez-le à votre entourage pour qu’il y détecte d’éventuelles erreurs.

 
4. L’imprécision
Peu de recruteurs se sentent l’âme d’un Sherlock Holmes. Or, ils sont submergés de CV décousus et imprécis. Les erreurs fatales ? «Ne pas préciser le secteur d’activité, le chiffre d’affaires, le nombre de salariés d’une entreprise peu connue». Un recruteur doit pouvoir cerner concrètement le périmètre d’un poste occupé, et ce en quelques lignes. «Par exemple, si j’étudie le CV d’un chef de projet, plusieurs questions me viennent aussitôt à l’esprit : sur quel type de projet travaille-t-il ? En est-il l’initiateur ou l’a-t-il rejoint en cours de route ? Quels en sont le budget et les effectifs ?» De même, les informations vagues comme «anglais» sont à bannir. Précisez «parlé couramment», par exemple. Les mentions «comptable» ou «assistante de direction» ne suffisent pas non plus. Soyez clair, tout en restant concis.

 


5. Le bavardage

La dernière étude du cabinet Robert Half confirme que les recruteurs passent très peu de temps à lire un CV. En effet, 76% des DRH y consacrent moins de dix minutes – près de la moitié n’ont besoin que de cinq minutes – et 30% rejettent les documents de plus de deux pages. Aussi, réduisez les expériences sans rapport avec votre projet professionnel actuel ou supprimez-les carrément. Passé un certain cap, faites aussi l’impasse sur vos jobs d’été. Enfin, ne notez que vos diplômes les plus valorisants et ne vous épanchez pas trop sur vos loisirs.

 
6. L’excentricité
A moins que vous ne soyez un graphiste de talent, les mises en page farfelues (au format «paysage» ou recto verso) et colorées sont à bannir, car trop difficiles à lire. Les polices de caractères exotiques sont également à proscrire. Choisissez une présentation classique (expériences professionnelles, formation, langues, informatique), optez pour des caractères lisibles (type Arial, Verdana) et une mise en page sobre. Au-delà de vos éventuels
 talents artistiques, un recruteur appréciera avant tout de trouver
 rapidement les informations fondamentales dont il a besoin pour cerner votre profil : formation, expérience, valeur ajoutée. «Au stade de la présélection, il faut s’en tenir à l’essentiel. Le CV ne joue pas le rôle d’un entretien». Une trop grande originalité peut, en outre, être perçue comme la marque d’un caractère qui aura du mal à s’intégrer à l’entreprise ou à accepter l’autorité.

 
7. L’e-mail de motivation bâclé
A CV équivalents, c’est l’e-mail de motivation qui fait la différence. Pour retenir l’attention d’un recruteur, vous devez le rassurer. Pas de texte laconique du type : «Veuillez trouver ci-joint mon CV en réponse à votre offre. Si vous souhaitez davantage d’informations, merci de me contacter.»  On vous conseille d’insister sur la motivation et les compétences par rapport au job proposé. L’idéal ? Détailler un ou deux points de votre parcours qui renforceront les arguments de votre candidature. Si, par exemple, vous visez un emploi de contrôleur de gestion, valorisez vos premières années passées au sein d’un cabinet d’audit. Si vous êtes candidat à un poste à responsabilités, soulignez votre expérience du management d’équipe, même si vous n’avez animé qu’un groupe de projet. Attention toutefois à ne pas raconter de mensonges. Ce ne serait pas une boulette, mais une faute…

Source : Capital


Dans la peau d’un chasseur de tête turc…

Marché, techniques de recrutement… Je lève un coin du voile sur les pratiques d’un cabinet de Head Hunting en Turquie. (NB: mes remarques entre « »).

Se faire repérer par un cabinet de chasseurs de tête pour trouver un poste à la hauteur de ses exigences et de ses ambitions ? Encore faut-il savoir comment ces derniers fonctionnent. Je vous livre donc quelques secrets…

Marche à suivre

Avant d’envoyer à un chasseur de tête un CV exhaustif, chronologique et annonçant clairement la progression de carrière,  il faut déterminer dans quels secteurs et sur quelles fonctions il agit. Les cabinets sont organisés autour des traditionnelles divisions consommation-distribution/finances-services, financiers/santé/industrie-ressources naturelles/technologies/ONG social. Un mail non personnalisé dessert l’expéditeur. « Nous opérons un filtre sectoriel », révélant que, dans la plupart des cas, seules « les premières lignes de la lettre d’accompagnement sont lues», tandis qu’en moyenne 15 secondes sont consacrées à une première lecture du CV. Peut-être une des raisons au développement de la pratique du « pitch » cette page de résumé de CV, pour rappel, une fois le contact établi.

10 % d’élus…

La liste de candidats potentiels est établie en s’appuyant sur la base interne du cabinet (candidats déjà évalués) et sur détection à l’extérieur. Au total, jusqu’à une douzaine de noms sont proposés au client… pour un seul poste. « Faire partie des élus n’assure pas le job , y compris quand vous rencontrez l’entreprise. Notre métier est d’annoncer la bonne nouvelle à 10 % des personnes que nous avons rencontrées, et la mauvaise à 90 % ». Etre « approché » peut aussi être une simple prise de contact – via un entretien de courtoisie – ou servir une démarche de recommandation pour un candidat. L’attitude du moment, au téléphone, dans la salle d’attente ou avec l’assistante, pourrait un jour être prise en compte lors d’un recrutement. « Si vous recevez un appel d’un chasseur de tête, posez des questions, écoutez et prenez des notes !». Un chasseur de tête agit pour une mission précise ; ses tiroirs ne regorgent pas de postes…

Lost in translation : enquête sur la tragique faiblesse des entreprises françaises à l’export…

Le mouvement ETHIC publie une enquête extrêmement déroutante sur le niveau des entreprises françaises à l’international .En voici les principales conclusions.

Le résultat du sondage est sans appel : les exportateurs français n’ont pas de stratégie de développement à l’international ambitieuse ou même définie.

Il s’agit d’un des maux structurels français méconnus du grand public mais bien réels : les entreprises françaises ne sont pas taillées pour exporter le made in France. Cela expliquerait les 70 milliards de déficit commercial que la France connait à comparer avec l’excédent de 150 milliards de nos voisins allemands.

Parmi les 90 000 entreprises françaises recensées par les Douanes comme exportatrices (contre 400.000 en Allemagne !!) , 70 000 ont été interrogées et 800 d’entre elles ont répondu à l’enquête commandée par ETHIC et confiée au Groupe SALVEO.

Le sondage fait clairement ressortir que les exportateurs français n’ont pas de stratégie de développement à l’international ambitieuse ou même définie : les zones proches géographiquement sont privilégiées aux marchés à forte croissance. 67% des entreprises se contentent de saisir des opportunités en participant à des salons et plus de la moitié des exportateurs (56%) avouent répondre aux contacts « entrants » et demandes spontanées. Près de 50% des entreprises choisissent de mettre en place un distributeur pour pénétrer un marché. L’option d’une structure sur place, même légère, ne concerne que 18% des entreprises interrogées.

64% des entreprises recourent encore à leurs propres moyens pour prospecter et 36% effectuent leur prospection depuis la France. Les VIE (Volontariat International Entreprises) sont largement sous-utilisés (15% des réponses). Et pourtant, une entreprise sur deux reconnait éprouver les plus grandes difficultés à rechercher – et trouver – de bons partenaires. La majorité des PME/PMI ne savent pas par où commencer ni sur qui s’appuyer entre les différents dispositifs d’appuis publics en matière de premier niveau d’accès à l’information et premiers contacts et les solutions complémentaires du secteur privé en matière de prospection et développement commercial souvent spécialisée par pays : les OSCI – Opérateurs Spécialisés du Commerce International ( NB: dont je suis membre)

Près de 40% des entreprises rencontrent des problèmes de collectes d’information sur les marchés : informations d’ordre juridique, fiscal et réglementaire principalement. La barrière de la langue, de la culture locale du pays visé et surtout le suivi des contacts sur place, l’opacité des marchés et les contraintes logistiques sont autant d’écueils et problématiques auxquels les chefs d’entreprises sont confrontés.

En termes de financement, le chiffre impressionne : 91% des PME engagent leurs fonds propres pour aller à l’export. Seules 34% mettent en place une Assurance Prospection Coface et 10% utilisent le soutien d’Oséo.

Des pistes de réflexion très concrètes ont été proposées à la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq par ETHIC et SALVEO. Ces perspectives sont le fruit d’une longue expérience en matière d’appui à l’international, de pragmatisme et de bon sens. Le plan d’action repose sur 3 fondamentaux : créer une véritable culture export, favoriser le soutien des exportateurs par des relais stratégiques et surtout opérationnels sur le terrain, depuis les pays et enfin redéfinir la politique publique de financement. Fonctionner par filières stratégiques pour identifier les opportunités de marchés grâce à des groupes de travail composés de chefs d’entreprises, d’exportateurs et d’experts de l’accompagnement qui réalisent du chiffre d’affaires dans les pays, voilà une idée concrète, simple, facile à mettre en place qui attend d’être testée.

À l’heure où l’Equipe de France de l’Export instaurée en 2010 est à bout de souffle, où le millefeuille des échelons locaux, régionaux et nationaux embrume le paysage public d’aide à l’international, où le discours et les moyens associés sont souvent confus, il est grand temps de passer aux choses sérieuses et de donner leur chances à ceux qui « font » l’export au quotidien.

Quelques conseils, aussi valables en Turquie, de mister Steve Jobs…comme son nom l’indique !

Au-delà de sa vision du business, Steve Jobs était réputé pour sa connaissance profonde des Hommes.

« Quand vous êtes dans une start-up, les 10 premières personnes que vous recrutez déterminent la réussite ou non de votre entreprise ». Dans la bouche de Steve Jobs, ces paroles font office de parole d’évangile. Oui, mais comment les a-t-il recrutés, lui, le fondateur d’Apple, le génie parmi les génies ? Dans son livre « Leading Apple with Steve Jobs », Jay Elliot, ancien vice-président d’Apple dans les années 80, éclaire quelque peu la lanterne des entrepreneurs.

Déjà, à la différence de nombreux dirigeants qui ne cernent pas toujours les besoins de compétences, « Steve a toujours eu une idée très claire de ce dont il avait besoin », explique Jay Elliot. Dans le même temps, « il n’a jamais été ultra rigide sur les compétences qu’il recherchait ». À ses yeux, l’intitulé du diplôme ne fait pas tout. La preuve, avec Susan Kare, une graphiste inconnue à l’époque, qu’il recrute pour dessiner les premières polices et icônes d’Apple, bien qu’elle ne connaisse rien au monde informatique.

Ce n’est pas une histoire d’argent

« Steve a vu en elle l’étincelle » se rappelle son ancien vice-président. Celle-là même qui allait permettre à Apple de se différencier très tôt sur le marché déjà ultra concurrentiel. « Il avait décidé que le talent de Susan, sa passion et son flair étaient plus importants que son parcours académique, aux antipodes du monde des nouvelles technologies ». Comme quoi, tout ne peut pas se résumer sur un CV.

D’autant que cette ouverture d’esprit dans sa politique de recrutement comporte un autre avantage : elle coûte moins chère. « L’innovation n’a rien à voir avec les dollars que vous investissez en R&D. Quand Apple est apparu avec le MAC, IBM dépensait au moins 100 fois plus en R&D. Ce n’est pas une histoire d’argent. Il s’agit des gens que vous avez, comment vous les dirigez et à quel point vous êtes impliqués ». De la contrainte naît la créativité. Que les entrepreneurs gardent cela en tête.

N’ayez pas peur de l’intelligence d’autrui

Or, quoi de mieux que d’aller prêcher la bonne parole dans les écoles de commerce, d’ingénieurs, d’arts appliqués, etc… pour identifier les perles rares. Elles ne demandent qu’à être cueillies. Jay Elliot se souvient : « Steve parlait d’Apple et de la façon dont ils allaient tenter de changer le monde avec les ordinateurs particuliers. C’était tout ce que voulait entendre Mike Murray ; il avait envie de faire partie de cette aventure ». Autant dire qu’il n’a pas été difficile de le convaincre à prendre le poste de responsable marketing pour les ordinateurs Mac.

En clair, dans l’esprit du génial entrepreneur, tout relève de l’état d’esprit du dirigeant : « Soyez certains de recruter des joueurs de 1ère division », expliquait Steve Jobs. Pourquoi ? « Les joueurs de première division recrutent des joueurs de première division ; les joueurs de troisième division recrutent des joueurs de troisième division ». Autrement dit, n’ayez pas peur de l’intelligence d’autrui.

Dernier conseil de Jay Elliot que Steve Jobs ne renierait pas: « une des plus grandes sources d’inspiration est vos propres employées. Or, des gens intelligents préfèrent généralement la compagnie d’autres personnalités intelligentes. Ainsi suffit-il, pour vos prochains recrutements, de leur demander de recommander une personne de leur réseau professionnel qu’eux-mêmes admirent ». C’est pourtant simple, non !?

 

Après un entretien d’embauche, les DRH turcs apprécient …

…un feedback des candidats !!

Sortir d’un entretien d’embauche avec le sentiment d’avoir convaincu est réconfortant. Penser que l’on a répondu intelligemment et sereinement aux questions posées, en donnant une image irréprochable de soi l’est aussi. Mais attendre sans rien faire que la proposition d’emploi survienne est utopique ! Il est primordial de manifester à nouveau son enthousiasme pour le poste et l’entreprise, et de remercier pour cet entretien en adressant un message oral ou écrit. Un sondage  révèle que les DRH (Directeurs des Ressources Humaines) y sont très sensibles.

« Une enquête que nous avons menée aux Etats-Unis en juin dernier a révélé que 91% des Directeurs/Responsables des Ressources Humaines apprécient de recevoir un message ‘post-entretien’ de la part des candidats qu’ils ont reçus. Il est également dans l’intérêt des candidats en France de rester en contact avec le recruteur qu’ils ont rencontré ! », observe Valérie Sablé, Associate Director du cabinet  Robert Half, qui propose cinq conseils pour bien effectuer ce suivi, en évitant les faux-pas.

Choisir le bon moyen

« Evitez les SMS et optez plutôt pour un email. Notre étude outre-Atlantique avait sur ce point souligné de nettes préférences chez les chargés du recrutement américains : l’email arrive en première place (87 %), suivi de l’appel téléphonique (81 %), de la note manuscrite (38 %) et du message via les réseaux sociaux (27 %). L’envoi d’un texto est acceptable pour seulement 10 % de ces sondés.», précise Valérie Sablé.

Ne pas trop attendre

« Le temps presse dans ce type de situation. Reprenez contact sous 24 à 48 heures maximum après votre entretien : ainsi, le détail de vos échanges est encore frais dans l’esprit de la personne en charge du recrutement. ».

Faire court

Plus on en dit, plus on écrit, plus on multiplie les chances de commettre une erreur. La recommandation de Valérie Sablé porte sur la concision et la préparation de ce message : « Limitez votre message à un ou deux paragraphes personnalisés et précis de deux ou trois phrases. Dans le cas d’un appel téléphonique, bornez-vous vous à quelques minutes. »

Sans oublier l’essentiel : « Rappelez vos meilleurs atouts, mentionnez ce qui vous plaît le plus dans le poste comme dans l’entreprise que vous ciblez – si possible des points nouveaux identifiés durant l’entretien – et remerciez votre interlocuteur pour le temps qu’il vous a accordé. »

Enfin, dans le cas d’un contact par téléphone – lors de la conversation ou en laissant un message sur une boîte vocale) – il est vivement conseillé d’établir auparavant une liste des points à mentionner, ce qui permettra d’éviter oublis et confusion.

Le ‘jouer collectif ‘ si besoin

Le fait qu’aujourd’hui les employeurs impliquent souvent plusieurs membres de leur équipe dans le processus de recrutement ne doit pas être négligé ici. Le conseil de Valérie Sablé dans ce type de situation : « Assurez le suivi avec votre contact principal par email ou par téléphone, mais pensez aussi à adresser un email à chacune des personnes que vous avez rencontrées pour les remercier. Dans cette optique, anticipez en demandant à chacun sa carte de visite au moment des présentations. Attention à bien personnaliser chaque message : il devra être unique et pourra faire référence à un point spécifique de la conversation qui a retenu votre attention. »

Traquer les éventuelles fautes

« Ne laissez pas des fautes anéantir vos chances ! », insiste Valérie . Il est impératif de lire très attentivement son email avant de l’envoyer, avec même une seconde lecture pour y traquer les fautes de frappe ou d’orthographe – ou bien encore de grammaire – qui pourraient s’y trouver. L’aide d’une tierce personne n’est pas à négliger…

Soigner son écriture

« Aussi étonnant que cela puisse paraître, de nombreux employeurs apprécient encore aujourd’hui de recevoir une note de remerciement manuscrite et y voient une marque d’attention personnelle. Ce, à condition que l’on puisse vous déchiffrer… », remarque Valérie Sablé.

« Si votre écriture est difficilement lisible, songez à imprimer votre message sur une carte de correspondance avant de la signer. Et surtout ne lésinez pas sur la qualité, en n’hésitant pas à investir dans des cartes de correspondance à usage professionnel, donc le plus sobre possible.»

« Enfin, attention à ne pas trop en faire non plus… Car vos efforts pour manifester votre intérêt et votre sens de l’initiative pourraient se révéler contre-productifs en cas d’excès. Pas de harcèlement. Une reprise de contact unique est le bon usage avant de se faire discret le temps de la prise de décision par le manager qui vous a rencontré(e). La stratégie finale à adopter à l’issue de votre message de remerciement ? Restez courtois… et patient. », conclut elle.

Entreprendre en Turquie, c’est Byzance…

Plan anticrise: Une économie développée qui continue à croître et à se moderniser, située aux confins de l’Europe : la Turquie a presque tout pour elle…

La Turquie a connu une croissance remarquable de 8,9 % en 2010, qui la place au sixième rang des pays européens en termes de PIB. Sur la rive européenne du Bosphore, la somptueuse mosquée d’Ortaköy côtoie le quartier d’affaires de Levent (en arrière-plan), qui illustre la vitalité économique d’Istanbul.

12 milliards d’euros. C’est le volume des échanges bilatéraux que la France a réalisé en 2010 avec la Turquie. Dans le sillage de grands groupes français, des PME profitent également de la position stratégique que représente la Turquie, tête de pont idéale pour attaquer les marchés du Proche et du Moyen-Orient.

Malgré la crise qui ébranle la zone euro, la Turquie reste, elle, en pleine croissance, toujours aussi désireuse d’intégrer l’Union européenne (UE). Abdullah Gül, le président de la République turque, l’a redit dans une interview donnée en novembre dernier , en soulignant que son pays pourrait jouer le rôle de locomotive dans une région en panne de croissance.

« Regardez le potentiel de la Turquie : sa position, ses avoirs, ses ressources énergétiques, sa population, son dynamisme et sa croissance, a scandé Abdullah Gül. Ceux qui peuvent se projeter dans le futur comprendront quelle force la Turquie est capable d’apporter à l’Europe. »

Les leaders politiques de l’UE peuvent décider – ou non – de se rendre à ces arguments. Mais les entrepreneurs feraient bien de les entendre. Car ils sont incontestables…

Un mix rare

Avant la récession mondiale de 2009, l’économie turque avait affiché une croissance forte et continue pendant sept années consécutives. Et bien qu’elle ait souffert de la crise, la Turquie a été l’un des premiers pays à en sortir. En 2010, elle a de nouveau connu une remarquable croissance de 8,9 %, devenant la seizième économie mondiale et la sixième d’Europe en termes de PIB. De plus, selon l’OCDE, la Turquie devrait afficher la plus forte croissance de tous les pays membres de l’organisation sur la période 2011-2017, avec un taux de hausse annuel moyen de son PIB réel de 6,7 % !

Parmi les nombreux atouts du pays,   »l’hospitalité turque en faveur des invités internationaux et l’attitude politique traditionnellement positive vis-à-vis des investissements étrangers directs« . Autre point important : la Turquie est une économie libérale avec une devise nationale intégralement convertible, sans contrôle ni restriction des échanges. What else ? « Une situation géostratégique unique entre l’Asie et l’Europe, un climat économique et social stable, des télécommunications vocales et par internet bien développées, et un bon réseau de transports air-terre-mer« .

Du côté des inconvénients, les praticiens pointent « une législation et des pratiques fiscales relativement instables« , ainsi que « des ressources en énergies primaires abondantes mais assez coûteuses« . Enfin, « les frictions politiques et les inégalités économiques dans les régions moins développées donnent parfois lieu à des troubles sociaux dans certaines parties du pays« .

En résumé, comme en témoignent les entrepreneurs français implantés sur place que nous avons interviewés, la Turquie est un marché à la fois passionnant et complexe…